Le champion de Jean-Paul Marmion n'a pas eu à puiser dans ses réserves pour remporter le Prix des Sables-d'Olonne. Le fils de Fleuron Perrine s'est imposé comme à la parade, établissant au passage le nouveau record du parcours en 1'13''2 !
Roi du Lupin a régalé le public de la Malbrande, mardi, en réalisant une véritable démonstration dans le Prix des Sables-d'Olonne.
“On va faire le dernier tour”, avait prévenu Anthony Barrier. Le pilote a appliqué à la lettre la tactique qu'il avait établie, effectuant le premier tour de piste à sa main, en léger retrait du peloton. “Je me suis appliqué à partir au trot, indique-t-il. Il faut se méfier, car il est capable de faire des blagues quand il est frais. Après trois cents mètres, il s'est posé.”
Dans l'avant-dernier tournant, Anthony Barrier rapproche son partenaire et prend le wagon de trois. “On a bénéficié d'un super parcours, se faisant ramener par Printemps de Gaia. J'ai préféré le déborder dans le dernier tournant, car je ne voulais pas prendre le risque que Sierra Leone nous reparte sous le nez. Il gagne vraiment facilement. Je n'ai même pas eu besoin de toucher à mes ficelles (N.D.L.R. : du débouche-oreilles et des œillères coulissantes). Une fois seul devant, il faut rester vigilant, car il pourrait se reprendre, mais il le fait beaucoup moins à l'attelé.”
Crédité de la réduction kilométrique de 1'13''2, le champion de Jean-Paul Marmion établit donc le nouveau record du parcours, effaçant des tablettes les 1'13''6 de One du Rib, en 2008, dans cette épreuve (le record général de la piste appartient depuis l'an passé à Real de Lou en 1'12''1 sur 2.000 mètres).
Jean-William Hallais satisfait
Installée au commandement à l'issue du premier tour, Sierra Leone se réhabilite complètement - elle venait de jouer de malchance lors de ses deux dernières sorties - en conservant la deuxième place de haute lutte face à Seigneur Aimef. “Sur une bonne piste et sans être gêné, c'est tout de suite mieux…, commente Jean-William Hallais. J'ai dû la commander pour finir, mais la jument court très bien ; c'est de bon augure pour la suite.”
Partenaire de Seigneur Aimef, Dominik Cordeau regrettait : “J'aurais dû le lancer de plus loin. J'avais du gaz, mais il a levé la tête quand je l'ai déboîté. Il se serait classé deuxième sinon.”